Sommaire
1. La lutte contre le dopage
2. Les obligations des organisateurs de compétitions sportives lors de contrôle anti-dopage
3. Les certificats médicaux
4. Le suivi des sportifs inscrits sur la liste de haut niveau
5. Centres de médecine du sport et plateaux techniques
1. La lutte contre le dopage
Le numéro vert « écoute dopage »
Le Numéro Vert « écoute Dopage » 0 800 15 2000 a été mis en place le 24 Novembre 1998 par le Ministère de la Jeunesse et des Sports sur une initiative du professeur Jean Bilard (Université Montpellier I).
L'équipe est composée de psychologues du sport chargés de l'écoute, en réseau avec un médecin, un pharmacien et des associations spécialisées en toxicomanie. Ses principaux objectifs sont l'écoute, l'information, le soutien, la prévention et l'orientation des appelants.
Structures de lutte contre le dopage
Antenne médicale de prévention et de lutte contre le dopage
Principales missions :
1) Consultation spécialisée ouverte aux personnes ayant eu recours à des pratiques de dopage afin de leur proposer un suivi médical, accueil des personnes souhaitant un soutien médical concernant les risques liés à l'usage de substances et procédés dopants.
2) Recherche sur les risques liés à l'usage des substances et procédés dopants, information et prévention des risques liés à l'usage des produits dopant.
3) Participation à la veille sanitaire alerte sur l'apparition éventuelle de nouvelles pratiques à des fins de dopage.
Conseil de prévention et de lutte contre le dopage
Le CPLD est une autorité administrative indépendante qui participe à la définition de la politique de protection de la santé des sportifs et contribue à la régulation des actions de lutte contre le dopage. Il est constituée de neufs membres nommés par décret.
La commission régionale de prévention et de la lutte contre les trafics de produits dopants
Présidée par le préfet et le procureur de la république près le tribunal de grande instance, elle permet l'échange d'informations entre les différents services afin de faciliter la lutte dans le domaine des trafic de substances et procédés interdits.
Contrôles antidopage
Une équipe régionale de médecins préleveurs agréée et assermentée est chargée de procéder aux prélèvements sous couvert d'un ordre de mission émanant du Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative.
Contrôles inopinés et non inopinés
Les contrôles sont considérés comme inopinés lorsqu'ils effectués en compétition ou à l'entraînement dès lors que seuls le donneur d'ordre et le médecin préleveur en sont informés. Un contrôle non inopiné, c'est à dire prévu par le cahier des charges de l'organisateur, va concerner en principe les compétitions de niveau nationales (championnat de France…) ou internationales.
Déroulement d'un contrôle antidopage
Un contrôle antidopage est diligenté par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative ou ses services déconcentrés (directions régionales de la jeunesse et des sports). Le médecin préleveur est autorisé à procéder à des prélèvements d'urine (le plus fréquent), de sang, de salive, de phanères et à pratiquer une opération de dépistage d'imprégnation alcoolique. Le prélèvement est effectué après l'interrogatoire du sportif au poste de contrôle prévu par l'organisateur. Si le contrôle s'avère positif, le sportif passe devant la commission disciplinaire de première instance de sa fédération. La fédération possède dix semaines pour statuer en première instance ; la procédure complète (première instance puis appel) ne devant pas excéder 4 mois.
L'équipe régionale médicale, présidée par le médecin conseiller, est la suivante :
Docteur Olivier COSTE Médecin conseiller 04 67 10 14 80
Docteur Christian Bénézis Médecin inspecteur régional
Docteur Catherine Castel Médecin de la lutte antidopage
Docteur Gérard Vuillemin Médecin inspecteur départemental (Lozère)
Docteur Jean Paul Journes Médecin inspecteur départemental (Aude)
Docteur Bernard Donnezan Médecin inspecteur départemental (Pyrénées-Orientales)
Docteur Vincent Leclerc Médecin inspecteur départemental (Gard)
Actions de prévention
Les actions de prévention sont destinées à l'ensemble du mouvement sportif et se déclinent en deux catégories.
- les sportifs : elles sont réalisées annuellement auprès des centres de formation agréés (rugby, football), et si possible auprès des pôles France et espoirs. De nombreuses interventions concernent les regroupements de jeunes sportifs (stage régional ou national). Par ailleurs, la DRDJS est susceptible de répondre favorablement à toute demande
- les éducateurs sportifs et entraîneurs.
Trois actions ont été réalisées :
- formation des éducateurs sportifs
- interventions au cours des formations aux Brevets d'Etat organisés par les services de l' Etat
- interventions au cours des formations aux Brevets Fédéraux organisés par les comités régionaux (initiateur, entraîneur…)
Ces actions sont réalisées par une équipe pluridisciplinaire compétente dans les domaines du dopage, des conduites dopantes et des conduites à risque.
Pour une intervention, veuillez vous renseigner auprès du Docteur Olivier COSTE, médecin conseiller (04 67 10 14 80).
Diplôme universitaire « dopage : de l'analyse à la prévention »
En 2002, la DRDJS a mis en place un diplôme universitaire à l'université de médecine (Montpellier I) en collaboration avec le Professeur Michel Audran (université de pharmacie), le Professeur Jean Bilard (UFRSTAPS) et le Professeur Christian Préfaut (université de médecine).
Liste des substances et produits dopants
L'arrêté actuellement en vigueur est celui du 31 juillet 2003, publié au Journal officiel le 7 août 2003. Cette liste est consultable sur les sites du Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative et du Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage. Sur le territoire français, la liste des substances interdites est la même pour toutes les disciplines sportives.
L'utilisation de substances inscrites sur la liste nécessite pour le médecin mais aussi pour le sportif de connaître les règles de prescriptions médicales.
Recherche
La DRDJS est associée à des protocoles de recherche portant sur l'entraînement en hypoxie initié par l'UFRSTAPS de Montpellier.
Textes de références
- Loi 23 mars 99 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage
- Code de la santé publique-Livre VI depuis le 15 juin 2000
L'équipe Régionale
Il existe un correspondant de la lutte contre le dopage dans chacune des directions départementales Jeunesse et Sports et des Comités Départementaux Olympique et Sportif :
DDJS Hérault Monsieur Jean Christophe Aubin 04 67 10 14 78
DDJS Gard Monsieur Jean Pierre Auziol
DDJS Lozère Madame Brigitte Moreno
DDJS Aude Madame Gabrielle Rouger
DDJS Pyrénées - Orientales Monsieur Jean Pierre Legal
CDOS Hérault Monsieur Serge Balsan
CDOS Gard Docteur Guy Targues
CDOS Lozère Monsieur Lionel Brager
CDOS Aude Monsieur André Ambit
CDOS Pyrénées - Orientales Monsieur Jean Romans
2. Les obligations des organisateurs de compétitions sportives lors de contrôle anti-dopage
Tout organisateur doit mettre à la disposition du médecin agréé missionné pour le contrôle, des locaux pour servir de poste contrôle anti-dopage.
L'accès au poste de contrôle doit être fléché.
Ces locaux doivent comporter:
- un espace pouvant servir de salle d'attente
- des toillettes et un lavabo
- un bureau (ou local fermé avec table et chaises) pour l'entretien médical, qui doit pouvoir être confidentiel. Si le bureau ne ferme pas à clé, le médecin ou le délégué fédéral devront assurer en permance la surveillance des flacons prélevés.
- des bouteilles d'eau cachetées doivent être mises à la disposition des sportifs notifiés pour le contrôle
- la présence de savon, essuie mains, sacs à déchets est souhaitable.
Avant le début du contrôle, le médecin agréé, le délégué fédéral et l'organisateur de la compétition s'assurent - si possible ensemble - que les installations soient adéquates.
Pourront seul avoir accès au poste de contrôle:
- le sportif
- le médecin agréé et éventuellement un médecin stagiaire l'accompagnant
- le délégué fédéral
- un accompagnateur désigné par le sportif
- toute autre personne autorisée par le médecin agréé
L'entretien médical et le prélèvement ne se font pas en présence de tiers (seuls le sportif et le médecin agréé sont présents).
Le sportif doit toujours s'assurer, avant de quitter une compétition, qu'il n'est pas désigné pour le contrôle. Le refus de signer la notification ou de se présenter au contrôle fera l'objet d'un constat de carence et le sportif sera sanctionné.
L'organisateur met à la disposition du médecin agréé un délégué fédéral pour l'assister dans sa mission pour l'organisation dudit contrôle.
3. Les certificats médicaux
Certificat médical à la pratique non compétitive
La pratique de loisir dans un club sportif est subordonnée lors de la première inscription à la présentation d'un certificat médical de non contre indication à la pratique des activités physiques et sportives (article 5, Loi du 23 mars 1999). De ce fait, ce certificat inclus dans le carnet de santé permettra chaque année de s'inscrire dans un club et quelle soit la discipline sportive à l'exception de celles mentionnées par le médecin et des sports dits à risque. Dans le cas des disciplines préalablement contre indiquées, un nouveau certificat peut être réalisé.
Certificat médical à la pratique en compétition
La délivrance d'un certificat médical de non contre indication à la pratique d'un sport en compétition est un acte médical et de ce fait engage la responsabilité du médecin. En effet, cette responsabilité est évoquée par le code pénal (1er mars 1994) et le code de déontologie médicale (article 28). La délivrance du certificat implique un examen médical préalable dont le contenu est fixé par les règles de la profession, les résultats des examens complémentaires éventuellement demandés et le respect des contre-indications.
Un certificat médical de non contre indication à la pratique d'un sport en compétition est valable 1 an (article 6, Loi du 23 mars 1999). Il peut être conserver en faisant des photocopies (la photocopie conforme n'est plus exigée). Il est obligatoire pour participer à toute compétition agréée par une fédération sportive reconnue par le ministère des sports.
Enfin, il faut savoir que le médecin peut refuser de délivrer le certificat en cas de doute d'une pratique dopante (article 7, Loi du 23 mars 1999).
Cas particulier
La participation à une compétition non organisée ou non agréée par une fédération sportive ne rend pas obligatoire la présentation d'un certificat de non contre indication. Cette démarche est à l'initiative des organisateurs.
Par contre, toute compétition organisée par une structure extérieure à une fédération mais agréée par celle-ci rend le certificat médical obligatoire.
4. Le suivi des sportifs inscrits sur la liste de haut niveau
L'arrêté 28 avril 2000 met en application l'article 12 de la loi n° 99-223 du 23 mars 1999. Il définit la nature et la périodicité de la surveillance médicale obligatoire pour les sportifs inscrits sur la liste nationale de haut niveau mentionnée à l'article 26 de la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984 modifiée.
| 1er examen complet | 2ème examen | 3ème examen |
| 1. Examen clinique : . interrogatoire . examen cardiaque . examen respiratoire . examen morphostatique et anthropométrique . examen digestif . examen neurologique . dépistage trouble auditif et vestibulaire . dépistage trouble visuel . évaluation psychologique . entretien diététique . examen dentaire 2. Examen paraclinique : . ECG de repos . épreuve fonctionnelle respiratoire . épreuve d'effort . panoramique dentaire 3. Examen biologique : . bilan biologique sanguin . albuminurie, glycosurie | 1. Examen paraclinique : . interrogatoire . examen cardiaque . examen respiratoire . examen morphostatique et anthropométrique . examen digestif . examen neurologique . entretien diététique 2. Examen biologique : . bilan biologique sanguin . albuminurie, glycosurie | 1. Examen paraclinique : . interrogatoire . examen cardiaque . examen respiratoire . examen morphostatique et anthropométrique . examen digestif . examen neurologique 2. Examen biologique : . bilan biologique sanguin . albuminurie, glycosurie |
| <4. Echocardiogramme : . une fois lors de l'année qui suit l'inscription sur la liste haut niveau | | |
5. Centres de médecine du sport et plateaux techniques
Centre Sport et Santé de Perpignan
Centre médico-sportif - Maison départementale des sports - Rue rené Duguay Trouin - 66000 Perpignan
Centre de Médecine du Sport de Béziers
Centre médico-sportif - service communal de santé publique - caserne Saint Jacques - 34500 Béziers
Tél. : 04 67 36 71 28 Fax : 04 67 36 72 79
Centre de Médecine du Sport de Narbonne
Parc des sports et de l'amitié - avenue Pierre Coubertin - 11000 Narbonne
Tél. : 04 68 90 16 16
Centre de Médecine du Sport de Nîmes
La Bastide - Route de Générac - 30 000 Nîmes
Tél. : 04 66 38 14 79
Centre Départemental et Régional de Médecine du Sport
Hérault / Languedoc-Roussillon
200, avenue Père Soulas - 34093 Montpellier
Tél. : 04 67 54 51 02
CREPS de Montpellier
2, avenue Charles Flahault - 34090 Montpellier
Tél. : 04 67 61 05 22 Fax. : 04 67 52 37 51
Lycée climatique et sportif Pierre de Coubertin - Font Romeu
Service médical (Dr Hardelin) - Lycée climatique et sportif Pierre de Coubertin
66120 Font-Romeu
Tél. : 04 68 30 83 00 Fax. : 04 68 30 83 05
Hôpital Arnaud de Villeuneuve - CHU Montpellier
Hôpital Lapeyronie - CHU Montpellier
Centre d'Evaluation et de Réadaptation des Anomalies Métaboliques et Musculaires (Pr Jacques Mercier)
371, avenue Doyen Gaston Giraud - 34 295 Montpellier Cedex 5
Tél. : 04 67 33 82 84